Dory Manor
Auteur ▪ Traducteur ▪ Éditeur
Bio
Dory Manor est un auteur bilingue d’expression hébraïque et française, installé à Berlin. Son œuvre circule entre prose et poésie, au croisement des langues et des traditions littéraires. Son roman français Le Gorille paraîtra aux Éditions Grasset en mars 2026. Son roman hébreu Hof HaDatiyim (La Plage des religieux) a été publié chez Kinneret Zmora en 2025.
Manor a publié six recueils de poésie, quatre romans et un livre de mémoires. Son recueil d’essais littéraires Haberakha shel Bavel (La Bénédiction de Babel) est paru en 2025 chez Hakibbutz Hameuchad, faisant suite à son récit autobiographique Sharav Rishon (Première canicule, Nine Souls Press, 2022). Ses traductions ont joué un rôle de premier plan dans l’évolution de la langue littéraire hébraïque contemporaine.
Né à Tel-Aviv, Manor a vécu à Paris de 1996 à 2006, où il a enseigné la littérature hébraïque et la traduction à l’INALCO et à Sciences Po. Il a ensuite enseigné la poésie, l’édition et la traduction aux universités de Tel-Aviv et Ben-Gourion du Néguev, tout en accompagnant de nombreuses voix majeures de la littérature israélienne en tant qu’éditeur.
Ses textes et traductions ont été publiés dans des revues littéraires internationales telles que The Columbia Review, World Literature Today, Granta et Apulée. Il a participé à l’International Writing Program de l’Université de l’Iowa, dont il est membre honoraire (Honorary Fellow in Writing).
Manor est lauréat de plusieurs distinctions majeures, dont le Prix Yehuda Amichaï de poésie, le Prix du Premier ministre pour les écrivains hébreux et le Prix Tchernichovsky de traduction. Il est docteur en traductologie et littérature comparée (INALCO) et Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres de la République française.
Parallèlement à son travail d'écriture, Manor est le co-fondateur et rédacteur en chef d’Altneuland Press, la première maison d’édition en langue hébraïque établie hors d’Israël depuis les années 1940. Basée à Berlin, Altneuland œuvre pour faire dialoguer la littérature hébraïque avec d’autres langues à travers la traduction et des collaborations éditoriales internationales.

ROMANS
Le Gorille (Éditions Grasset, à paraître en mars 2026) –
premier roman de Manor écrit directement en français.

Photo: Shai Levy
Œuvre
PROSE en hébreu
Hof HaDatiyim (La Plage des religieux, Kinneret Zmora, 2025) – le dernier roman hébreu de l’auteur.
Haberakha shel Bavel : Essais sur la littérature et la langue (Hakibbutz Hameuchad, 2025) – Un recueil explorant les intersections entre traduction, plurilinguisme et création littéraire.
Sharav Rishon : Mémoires (Nine Souls Press, 2022) – Un récit personnel sur la mémoire, l'exil et la langue.
POÉSIE
Emtsa HaBasar – Shirim 1991-2011 (Le Milieu de la chair : Poésies complètes, Mosad Bialik & Hakibbutz Hameuchad, 2012) – Anthologie réunissant les recueils :
Miut (2001), Bariton (2005) et le livret d’opéra Alpha et Omega (2001).
ANTHOLOGIES & PROJETS ÉDITORIAUXNifla’ata (2015) – Co-éditée avec Ronen Sonis, la première anthologie de poésie LGBT en hébreu, de l'Antiquité à la scène israélienne contemporaine.Manor a également co-animé une émission musicale et littéraire sur la radio nationale israélienne (avec Rona Kenan, Shlomtzion Kenan et Alona Kimhi).
TRADUCTIONSLes traductions de Manor vers l’hébreu incluent la poésie de Baudelaire, Mallarmé, Valéry, Rimbaud, Apollinaire, Verlaine, Blake, Auden, Ginsberg et García Lorca. Ses traductions de prose comprennent des œuvres de René Descartes (Méditations Métaphysiques), Gustave Flaubert (Lettres à Louise Colet), Voltaire (Candide) et Molière (L’Avare).Avis critiques sélectionnés« Dory Manor est le poète le plus important de sa génération. Poète et traducteur extraordinairement doué, son œuvre allie une virtuosité linguistique et rythmique à une profondeur émotionnelle complexe et une expressivité saisissante. »— Chana Kronfeld, Professeure de littérature hébraïque et comparée, UC Berkeley.« La poésie de Dory Manor est d'une perfection presque irréelle. Ses créations poétiques font penser à ces statuettes qui, bien que de taille réduite, ont l'effet de statues monumentales majestueusement installées sur les places publiques. »— Dan Miron, Professeur émérite à l'Université hébraïque de Jérusalem, Prix Israël de littérature.« "Et tout le reste est hébreu" — c’est ainsi que l'on pourrait définir l'art poétique de Dory Manor, un virtuose qui a peu d’égaux dans l'histoire de la poésie hébraïque. Pour en trouver un, je ne chercherais pas du côté d’Alterman, mais plutôt chez les poètes hébreux de la Renaissance italienne. »— Yoram Bronovski, Haaretzis Cernuda.

Anthologie de poèmes

Ô revue littéraire

Nifla'ata - Anthologie LGBT
Quelques avis sur l’œuvre de Dory Manor
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Dory Manor est le poète hébraïque le plus important de sa génération. L’œuvre de ce poète et traducteur extraordinairement doué combine une virtuosité linguistique et rythmique avec une expressivité frappante et une profondeur émotionnelle hors du commun.
Chana Kronfeld, Université de Californie, Berkeley
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La poésie de Dory Manor est pour ainsi dire parfaite. Ses créations font penser à ces statuettes qui, bien que de dimension réduite, font l’effet des statues majestueusement installées au centre de certaines places publiques. Leur force rhétorique, leur puissante musique, leur densité et leur profondeur tant psychologique que philosophique leur confèrent un geste ample (…).
Par sa perfection intérieure, par son intégrité morale et esthétique, Dory Manor perce une fenêtre dans la littérature israélienne, laissant pénétrer un esprit neuf dans cette maison aux pièces trop encombrées. (…) Jamais il ne sera plus possible de refermer cette fenêtre.
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Et tout le reste n’est que de l'hébreu » — cela est une bonne manière de définir l'art poétique de Dory Manor, un virtuose qui a peu d'égaux dans l'histoire de la poésie hébraïque. Et pour en trouver un je n'irais pas chercher du côté de Nathan Alterman, dont la poésie — et le type de virtuosité — ont très peu en commun avec Manor, mais plutôt du côté de la poésie hébraïque de la Renaissance italienne.
Yoram Bronovski, Haaretz
Le recueil de poèmes de Dory Manor est un moment clé et, pour ainsi dire, une ligne de partage des eaux dans la trajectoire de la poésie hébraïque, du fait de l’audace du poète à mener une réflexion sur la poésie à partir de son alpha, d’en faire table rase et de revenir (...) à ses fondations : la prosodie, la rime, la technique, la perfection de la forme.



